mardi, octobre 27, 2009

1-2-3 go Nanowrimo !

Il y a une couple de jours, mon pote Jon clâmait sur Facefuck qui allait s'embarquait dans Nanowrimo. Kossé ça ?, me dis-je intrigué avant de suivre ce lien. Et bien, c'est le "NAtional NOvel WRiting MOnth" (ou "Mois National de l'Écriture de Nouvelles", en français... ce qui donnerait MONAECNO... beurk!).

C'est un défi auquel on peut s'inscrire qui consiste à écrire une nouvelle (un roman, un menu de resto, de la poésie, une biographie, un livre de porno de science-fiction) de 50 000 mots (environ 175 pages) pendant le mois de Novembre. Le but étant bien plus d'écrire en quantité qu'en qualité.

Tout le monde se dit: "Mouais, je vais finir par écrire un roman, un jour..." et on ne le fait jamais. L'idée de Nanowrimo est justement de nous pousser à écrire en cinglé, à y aller sous pression sans se soucier.

Pour citer le site:
"Ne vous méprenez pas : vous écrirez beaucoup d’inepties. Et c’est une bonne chose. En vous forçant à écrire avec une telle intensité, vous vous donnez la permission de faire des erreurs. D’outrepasser l’interminable mise au point et révision du texte et de créer seulement. De bâtir sans démolir."

Pour un gars qui cherche toujours une idée du tonnerre et la perd aussitôt, ça semble être la joie. Je veux tenter le défi. Je n'ai aucune idée de qu'est-ce que je vais bien pouvoir raconter mais je veux essayer. Ça va me donner une obligation de discipline, peut-être m'aider à régulariser mon horaire (et mes intestins, avec Ex-Lax ! Maintenant à saveur de chair de babouin !). Bref, ça a l'air formidable et un peu fou.

Avec un calcul rapide, si j'écris à chaque jour, je devrai écrire de 4 à 6 pages quotidiennement pour y arriver. Ouille !

Alors, qui embarque avec moi ?

lundi, octobre 19, 2009

Sur la trentaine et le récapitulatif d'une vie

Ouaip, j'ai 30 ans. Depuis maintenant quoi, un mois moins quelques poussières ? Et comme je l'avais prévu, ce n'est absolument pas la fin du monde. N'empêche que c'est difficile de passer par-dessus l'inévitable envie de regarder en arrière et de voir ce qu'on a accompli à date, bref, de récapituler sa vie.

J'avoue qu'à date, je n'avais pas plus envie que ça de parler sur le sujet mais venant de voir le film "Les Poupées Russes" (la suite de "L'Auberge Espagnole"), film centré sur les relations amoureuses et la trentaine, soudain, ça urge plus.

Ouais: 30 ans. Le chiffre qui fait peur, supposément. Celui où on réalise que l'âge que l'on a n'est plus celui de la connerie, de l'inexpérience et de balancer des boules puantes dans les fenêtres ouvertes de maison pendant la nuit (quoique...). Ça sonne Responsable. Ça sonne Stable.

30 ans.

C'est le moment d'une vie où quand on était jeune, on se disait qu'on allait avoir une maison ou une famille. Le moment qu'on se disait qu'on allait être vieux. C'est le moment où on voit apparaître quelques rides dans le miroir et des trous supplémentaires à sa ceinture. Oui, on pourrait paniquer et hurler "Meeeeeerde, j'ai des rides !!!"... mais est-ce une surprise ?

Pas du tout. C'est l'évolution normale de la vie. On ne peut rien y faire alors pourquoi s'en inquiéter ?

À 30 ans, on se fait une liste point par point de sa vie et on se demande si c'est ça qu'on veut. Je veux-tu habiter à Montréal toute ma vie ? Est-ce que j'aime ce que je fais professionnellement ? Est-ce que je suis comblé ? Qu'est-ce qu'il me manque ?

Toutes des questions que je me pose à intervalles irréguliers de toute manière. Et auxquelles je n'ai jamais vraiment su quoi répondre. Je ne suis pas surpris d'être encore incapable de fournir une réponse concise après le cap du 30. La sagesse ne m'a pas envahit d'un coup de butoir cervicale pendant mon sommeil du 19 septembre.

On repense à nos moments d'éternité, à nos malheurs, au présent, au futur... même qu'on ne pense pas, qu'on a oublié bien des choses, qu'on en oubliera encore des tonnes. On se demande quels projets ne sont pas encore accomplis. On se demande à quel moment on a commencé à ne pas aimer ça être dans un trash, être saoûl mort jusqu'à temps d'être malade, ou quand est-ce que la bouffe mexicaine a commencée à nous donner des brûlements d'estomac.

Je veux-tu une famille ?
Devenir astronaute ?
Tueur en série ?
Clown ?

Je veux-tu voyager ? Ou acheter un perroquet dans le but avoué de lui apprendre des grossièretés ?

On verra ça quand j'aurai 40 ans...

dimanche, octobre 11, 2009

Au royaume des songes: "Saut en parachute raté"

Cette nuit, j'ai rêvé que je sautais en parachute. Étrangement, comme dans de nombreux rêves que je fais, je me trouvais au-dessus d'un lac au centre duquel se trouve une petite île, et sur cette île une tour cylindrique et mince qui s'élève plus haut que les cieux. Toujours les mêmes lieux qui reviennent.

Plutôt que de sauter en parachute d'un avion, je sautais de cette tour. Attaché à mon dos, se trouvaient mon frère Max et ma cousine Val (plutôt qu'un instructeur quelconque). Nous faisions une chute libre quasi-infinie, entourés de nuages de dessins animés et je m'amusais à faire des pirouettes dans le ciel bleu et ouaté.

En nous approchant du sol, je me rends compte à ma grande surprise (comme les rêves seuls peuvent le faire) que je ne sais pas laquelle des cordes tirer pour ouvrir notre parachute. Je communique par radio à notre instructeure (ma coiffeuse !?) qui me dit de tirer sur la gauche, ce que je fais.

C'est pas la bonne et je m'en aperçois immédiatement lorsque le parachute de secours se déploie. "Fuck, vous allez vous tuer" de dire ma coiffeuse dans mon oreillette. J'exécute une pirouette arrière, m'accroche à un cadre de porte en entrant dans une pièce et atterris sur mes pieds sans aucun dégât.

Pfiou !

Bien sûr, ma coiffeuse/instructeure me chiâle parce que je ne savais pas quel parachute ouvrir, ce que j'aurais du savoir. Mais moi je suis un peu en maudit qu'elle m'ait induite en erreur en me faisant ouvrir le mauvais parachute.

Et il y a toute l'histoire que je tenais la vie de deux autres personnes entre mes mains et que j'ai failli les tuer. Mais ils ont pas trop l'air de m'en vouloir.

**

Je rencontre Julie McCabe qui me présente sa petite fille de quatre ans (qui a l'air d'en avoir plutôt 12) et je jase relax avec elle. Un décor de jungle se dessine alors que la pièce devient nuit et qu'on se retrouve dans une émission de télé à propos de la boxe... que je finis par écouter du haut d'un mat. Il y en a plusieurs et je volette d'un à l'autre pendant qu'au sol se déroule un étrange carnaval.

Que Freud en dirait ?
Probablement que je suis un sodomite (de l'antique Sodome) qui apprécie le water-polo ?

mardi, septembre 29, 2009

Sur le suicide

Je dois vous avouer que je ne suis pas étranger à avoir des pensées morbides et fatalistes, que comme quiconque, j'ai des moments où ça feel moins bien, frôlant de jolies déprimes par la bande mais même en ayant songé au suicide d'une façon toute théorique, c'est un geste qui me terrifie. L'idée de ramener l'inéluctabilité de la mort à soi est un acte qui me donne l'impression de recevoir un coup de dague glacée dans l'estomac lorsque je suis étendu au soleil sur une plage à manger une crème glacée.

Ça fesse, c'est innatendu et le fait que la moindre possibilité infime que ça puisse arriver m'enlève tout espoir de sommeil. Je vois deux tons d'ombre sur mon mur: deux teintes de gris-noir quasi-indiscernable l'une de l'autre et je les fixe de mon lit sans bouger, sans qu'elles ne s'éclaircissent ni ne se précisent. Est-ce comme ça que voient les couleurs, ceux qui finissent par se donner la mort ? Ne pouvant distinguer le désespoir de l'espoir ?

Je me demande combien sont conscients de la réelle portée de leur geste ? S'ils savent qu'ils ne font que déplacer leur malheur sur leurs amis et leur famille ? Et combien comprennent vraiment que cette mort qui nous attend tous à un moment ou un autre n'en devient que plus noire et effrayante ?

Ce qui me garde éveillé, c'est aussi la peur poignante qu'un de mes amis, une de ces lumières qui m'aident à me guider dans le noir d'une vie, une de ces lumières n'en viennent aussi à s'éteindre inopinément. Et il n'y a jamais de raison valable à celà.

Alors que nos bûchers en sont réduits à des étincelles et que la mienne de flamme ne rivalise qu'avec celle d'un feu de camp un peu moche, la perspective que ça puisse arriver est plausible.

Vous, oui vous, que j'aime sans particulièrement vous l'enfoncer dans le crâne chaque jour parce que je sais que ça vous embarasse un peu et parce que je suis un homme donc que je ne dois pas vraiment parler de ça:
COME ON ! ENWÈYE ! CHAMPION, T'ES CAPABLE OSTI, MANGE TES CROÛTES ! LÂCHE PAS LA PATATE !!!

Parce que c'est infiniment triste et inutile de couper la rose qu'on a fait pousser avec tant d'attention d'un grand coup de sécateur...

samedi, septembre 12, 2009

Mon Détecteur de Fumée

Venant tout juste de me faire cuire un burger "Choix du Président" dans mon four, à broil, ça s'est mis à boucaner. Et soudain, venant de nulle part, une stridente alarme s'élève à un volume insupportable, m'effouarant les tympans à l'intérieur du crâne.

RRRRâaaaaaaaaah, maudit détecteur de fumée !

Je cours jusqu'au détecteur, étant juste en face à agiter un de mes oreillers pour essayer de dégager la fumée pour qu'il se taise, et le son horrible était impossiblement puissant.

AAAAAAAïllle !!! Câlisse !!! TA YEEUUUUUUUUULE !!!

Je m'agite et gesticule avec mon oreiller en me demandant quand exactement le sang va commencer à me dégouliner des oreilles.

Vraiment, je ne sais pas qui a bâti mon détecteur de fumée, mais s'attendait-il à ce que je doive l'entendre dans mes 850 pieds carrés alors que je mettais mon stéréo dans le tapis en jouant du drum, criant et manipulant un marteau-piqueur ??!!

Sans exagérer, ça fait 20 minutes de ça et j'ai encore vraiment mal aux oreilles. Comme quand on revient d'un show rock. Si jamais il se met à sonner comme un dingue pour des conneries comme des toast brûlées, c'est promis que je tape dessus à coups de balais jusqu'à ce qu'il rende l'âme (ou que je trouve un moyen de grimper jusque là pour lui ravir ses batteries à ce connard !).